Pour Manon, courir a toujours été plus qu’un sport. Ayant grandi à Pontarlier, dans la région du Haut-Doubs en France, c’était sa clarté, sa concentration, sa manière de trouver du calme dans le chaos. Bien avant les podiums ou les plans de course, courir était sa force — le rythme qui l’accompagnait dans la vie.
La course de rêve
Dès le début, Manon a ressenti une profonde connexion avec la course de fond. Le Marathon de Berlin a toujours été dans son esprit — et en 2024, elle s’est sentie prête à le poursuivre. L’entraînement s’est déroulé parfaitement. Un mois en altitude l’a rendue plus en forme et plus affûtée que jamais. Elle a écrit son objectif : 2 h 38. Chaque séance, chaque foulée, chaque récupération visaient ce chiffre.
Quand tout s’arrête
Mais les courses ont cette façon de réécrire ton scénario. Au 36e kilomètre à Berlin, son corps a lâché. Elle a ralenti. Elle a marché. Elle a essayé de respirer à travers le brouillard. Elle ne se souvient pas de son passage sur la ligne d’arrivée — seulement de la déception silencieuse qui a suivi.
Le mur qu’elle a rencontré n’était pas seulement physique. Il était aussi mental. Pour la première fois, elle s’est éloignée de la course. Elle a cherché un sens dans cette pause.
Redécouvrir la course
En dehors du plan d’entraînement, Manon a trouvé un équilibre dans d’autres rythmes — du temps avec son chien au parc, des moments calmes à la maison, un travail créatif sur son ordinateur. Peu à peu, la course est revenue. Pas comme une obligation, mais comme une invitation.
Avec une nouvelle équipe, un état d’esprit renouvelé et sans pression pour courir la course parfaite, elle a recommencé. Cette fois, l’objectif n’était pas seulement le chrono — mais la joie du mouvement, la satisfaction des progrès et la fierté d’être présente.
Et après
Son prochain marathon sera son quatrième. Elle n’a pas encore vécu la course de ses rêves, mais elle est prête à essayer de nouveau — plus forte de façons qu’aucun chronomètre ne peut montrer.
« J’ai hâte de voir ce qui va se passer ensuite, » dit-elle. Et on sent qu’elle le pense vraiment.
Run for More, c’est trouver un sens au-delà des podiums et le parcours de Manon prouve que parfois la plus grande victoire est de retrouver son chemin.